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Certains jeux semblent être voués à un réel succès avant même leur sortie. Et bien avec Gears Of Wars (GOW), cela va plus loin encore… Présenté à l'E3 2005, ce dernier commençait déjà à faire tourner les têtes alors que la Xbox 360 n’était pas encore disponible ! C’est pour dire que sa sortie, plus qu’attendue, a eu l’effet d’un raz-de-marée. L’histoire débute illico lorsqu’on libère Marcus (le héros) de sa cellule. Pas de mise en bouche ou de longues scènes cinématographiques relatant la situation… Rien ... On convie notre héros à prendre les armes, avancer et tirer. Paroxysme de la mise en scène : il ne sait pas vraiment ce qui l’attend, tout comme nous d’ailleurs ! Cela fait 5 minutes que j’ai le pad en main, et beaucoup de questions me viennent déjà à l’esprit : quelles sont les raisons de ce conflit ? A quoi ressemblent mes opposants, ces fameux locustes ? Sont-ils résistants et aussi moches qu’on le dit ? ;-). Les scénaristes ont eu recours à ce mode opératoire sortant des clichés classiques maintes fois exploités, ça change et ça fait plaisir! Le contexte maintenant posé, rentrons dans le vif du sujet sans tarder. Sous les tirs ennemis, nos soldats sur-vitaminés se mettent et tirent à couvert, changent de planques et exécutent des roulades de repli en un rien de temps. Ca claque d’autant plus que l’animation ultra détaillée est exempte de ralentissements. La gestion de la caméra est tout simplement parfaite (je n’ai pas le souvenir d’avoir eu un seul angle mort !). Mention spéciale pour l’effet « caméra embarquée » lorsque notre protagoniste pique un sprint. Graphiquement, c’est du jamais vu. La profondeur de champ est exemplaire, les modélisations sont fines. Même après une connaissance approfondie du soft, je me surprend à redécouvrir le travail de lumière accomplit et les textures à tomber à la renverse. A l’heure actuelle, on ne peut trouver un quelconque jeu aussi abouti visuellement que ce dernier, c’est pour dire… Mais il y a plus que les graphismes ! Le design ! Je ne tiens pas à rentrer dans la polémique du « on aime ou on n'aime pas ». Je souligne simplement le fait que les développeurs ont fournis un travail faramineux, contribuant à renforcer l’ambiance, de part le style et la cohésion graphique imposée. Des villes ravagées aux cités sous terre, c’est un régal d’arpenter les niveaux et de rencontrer de nouveaux protagonistes. Cette débauche visuelle est accompagnée d’une ambiance musicale remarquable. Les musiques, que dis je, les symphonies plutôt, bercent le calme d’une marche nocturne, montent crescendo au fur et à mesure de l’émergence du danger, et suivent le rythme endiablé des combats. Du grand art (le 4ème pour être précis). La maniabilité est vraiment intuitive et somme toute classique. Quelques instants sont cependant nécessaires pour bien assimiler les différentes techniques de mise à couvert. Venons-en aux défauts. Tout d’abord vos coéquipiers : Glandeurs Of War par moment, ils leur arrivera de se jeter, tête baissée, face aux assaillants (même pris dans une embuscade !). Peut-être que les locustes sont à leur goût après tout… Fort dommage donc, d’autant plus que le jeu prône un système de tir/couverture/tir fort sympathique et ludique… Un dernier petit détail à souligner : il est possible de changer la teinte des graphismes. Quatre sont disponibles (plus sombre, plus vert, etc...). Jolie initiative qui nous permet de mieux accorder ce somptueux feu d'artifice visuel à nos gouts. Bref, GOW obtient donc aisément le statut de référence du genre de part son approche si particulière et jouissive du gameplay, et sa réalisation hors pair. Inutile de vous conseiller de sauter dessus… Je vous l’ordonne ! ;-)
AbSoLuT b
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