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Il en aura fallu du temps pour que les possesseurs de PS3 puissent enfin goûter au premier épisode « Next-Gen » de Sam Fisher. Pour mieux comprendre la série des Splinter Cell il faut savoir que les jeux sont développés en alternance entre les studios d’Ubi Montréal et Ubi Shanghai. Ce sont ces derniers qui se sont occupés de ce Double Agent. Après un Pandora Tomorow contesté et un sublime Chaos Theory, les développeurs avaient fort à faire pour maintenir la licence au top. Sam la taupe Suite à la mort de sa fille, Sam accepte la plus dangereuse des missions : infiltrer une organisation terroriste pour mieux la détruire de l’intérieur. Après une brève mission d’entraînement vous serez emprisonné aux côtés d’un membre de la James Brown Army et devrez l’aider à s’évader pour intégrer le groupuscule terroriste. Vous devrez ensuite accomplir des missions à la fois pour la NSA et la JBA. Sam renouvelé ? Ce scénario introduit une nouveauté en matière de gameplay, le fait d’être agent double apporte son lot d’inconvénients et il faudra être conciliant autant avec ses anciens maîtres qu’avec ses nouveaux. Deux jauges de confiance font leur apparition, une pour la NSA, l’autre pour la JBA. Il sera de votre devoir de ne laisser aucune des deux s’épuiser sous peine de Game Over. Plusieurs manières de vider vos jauges existent, la plus simple consiste en réaliser des objectifs pour chacun des 2 camps, de respecter les consignes (ne pas tuer les civils pour la NSA, suivre comme un gentil toutou avec la JBA) et de bien équilibrer les objectifs choix. Ces objectifs choix apparaissent lorsque les ordres sont contradictoires, dans ce cas-là vous ne pourrez satisfaire qu’un seul camp. Si au début ce système d’alignement bon ou gentil semble conférer une certaine liberté au joueur, on se contente juste de suivre des objectifs un par un comme au bon vieux temps et ce ne sont pas les 3 fins différentes qui vont rattraper le tout. On aurait préféré plus de ramifications, que nos choix aient de véritables conséquences. Sam Parkinsonien ? Pour son premier épisode Next-Gen, on attendait un jeu techniquement au top, encore plus avec cette version PS3 qui a su prendre son temps pour arriver dans nos contrés. Framerate chaotique, décors inégaux, textures bump mappés à outrance, temps de chargement pénibles malgré l’installation sur le disque dur, ce Splinter Cell est techniquement à la ramasse. Certes certains passages sont assez beaux, mais le tableau est entaché par cette somme d’inconvénients inadmissibles pour une machine de cette puissance. Heureusement le mode multijoueur s’affranchit de tous ces défauts. Infiltration groupée C’est avec plaisir que l’on retrouve le mode de jeu espions contre mercenaires introduit dans Chaos Theory. Encore une fois ce sont nos petits frenchies d’Annecy qui ont développé cette partie du jeu qui est épargné de tous les aléas techniques du mode solo. Ce mode oppose 3 espions agiles et rapides pirantants des ordinateurs, aux mercenaires devant protéger les données armés comme des tanks, mais aux déplacements beaucoup plus limités. Les parties s’enchaînent et l’on passe de bons moments, l’utilisation du micro est primordiale même si l’on croise peu de français. Ce premier Splinter Cell Next-Gen peine à se forger une nouvelle identité et il est regrettable que les choix scénaristiques desservent le gameplay au lieu de l’enrichir. Cette version PS3 souffre de quelques ralentissements, mais parvient à s’imposer comme le meilleur jeu d’infiltration sur la console de Sony, en attendant MGS 4. Si vous êtes amateur du genre foncez !
BaToU
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